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S’il est vrai que les fonctions de direction d’entreprise sont majoritairement occupées par des hommes, peut-on pour autant affirmer que le leadership appartient aux hommes ? Peut-on parler de leadership au féminin ou au masculin ?

Rappel : le leadership en quelques mots

Quand on parle de leadership dans le monde professionnel, on évoque la capacité d’une personne à mener ses collaborateurs ou projets vers un objectif fixé. Le leader, porteur d’une vision stratégique de l’entreprise guide, influence et inspire.

Les différents styles de leadership

La théorie différencie deux styles de leadership pour caractériser la relation entre un manager et son équipe :

  • Le leadership transactionnel, qui motive les collaborateurs en définissant des objectifs à atteindre à court terme, encadrant les étapes et contrôlant les procédures.
  • Le leadership transformationnel, quant à lui, mobilise les collaborateurs à s’investir dans leur mission au profit de l’entreprise, à se dépasser pour atteindre des objectifs rassembleurs en apportant une vision à long terme.

Existe-t-il un leadership au masculin ou au féminin ?

Avec ces définitions du leadership et des différents styles de leadership, on comprend que pour être un ou une bon(ne) leader, il faut développer de nombreuses compétences sociales et communicationnelles. Celles-ci permettront d’adopter une posture de leader, devenir moteur et fédérer les équipes. Charisme, confiance en soi, écoute, qualités oratoires et intelligence émotionnelle sont des softs skills qui y sont associées.

Certaines qualités de leader sont plus facilement associées aux femmes, comme l’empathie, la bienveillance, ou l’écoute, d’autres aux hommes, comme la confiance en soi, ou le charisme. Pour autant, cette représentation stéréotypée n’est pas vérifiée scientifiquement, et reste un peu caricaturale. Sociologiquement, aucun critère de personnalité lié au leadership n’est spécifiquement féminin ou masculin !

Et si les différences entre le leadership féminin et masculin n’étaient pas dues au genre ?!

Sentiment d’illégitimité, voire syndrome de l’imposteur, besoin de prouver sa valeur, sa compétence, d’être prise au sérieux… les femmes cadres de l’entreprise, devant endosser un rôle de leader ont souvent des difficultés à s’affirmer. C’est, d’ailleurs, ce que nous expliquent les auteures du livre « Le syndrome de l’imposture », Elisabeth Cadoche et Anne de Mantarlot.

Ce constat est souvent associé aux traits de personnalité féminins, mais il ne concerne pas que les femmes. Il concerne les minorités dans l’entreprise. Lorsque l’on prend en compte l’âge, l’expérience, le parcours scolaire, le genre, ou encore l’orientation sexuelle, il n’est jamais facile d’être le ou la seul(e). Et comme, plus on monte dans la hiérarchie de l’entreprise, moins la femme est représentée, on comprend sa difficulté à conquérir sa légitimité de leader.

Les femmes moins représentées dans les instances de direction de l’entreprise

Le monde du travail évolue. En effet, la part de femmes cadres dans l’entreprise est passée de 31 % en 1995 à 42 % en 2015 (source : INSEE) ; mais l’accès aux fonctions de direction reste limité pour les femmes, seulement 4 % des PDG et des présidents de conseils d’administration sont des femmes (source : France Stratégie).

Le leadership se conjugue donc, désormais, au féminin, mais il reste important d’encourager l’accession aux postes de management et de direction aux femmes, d’exploser les plafonds de verre.

CepiManagement

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