"Le développement durable est-il rentable pour les PME industrielles ?"
 

Le développement durable est-il rentable pour les PME industrielles ?
Les exigences en matière de sécurité et d'environnement sont de plus en plus drastiques. Plus significatif encore, les principes du développement durable se préesntent sous un angle pragmatique tout en restant éthiques : en soignant l'environnement et le devenir de ses produits, on regarde autrement les composants, on relit ses process, on apprend à mieux manager ses risques industriels... En surveillant ses performances énergétiques, sa consommation d'eau, ses rejets, sa consommation d'eau, ses rejets, on découvre aussi des opportunités d'économies.
Une entreprise citoyenne sera à terme une entreprise plus solide et plus performante. Les principes du développement durable pourraient alors concerner vraiment toutes les industries, dont les PME, de manière concrète.



Le projet Global Compact
Le cadre du projet "Global Compact" (1) de l'ONU peut présenter une porte d'entrée structurée pour réfléchir à des démarches QSE + responsabilité sociale sans les contraintes de l'audit, avec un retour d'investissement, en particulier pour les PME.



Managers polyvalents
Sur le terrain, les managers les plus opérationnels se voient chargés de missions, de plans d'actions structurés.
L'organisation par projets se généralise, bien au-delà des classiques plans "5S" ou "TPM". Aller plus loin, rechercher des sources d'efficacité, de productivité, améliorer le flux passent par la mise en passent par la mise en oeuvre de multiples principes du "lean" (2). Leur mise en place, sous contrôle d'un comité de pilotage, privilégie l'action par le terrain, demandant aux managers opérationnels une implication et une compréhension du flux, une réactivité aux écarts justifiée par la nécessité de réduire toujours plus les marges de tolérance et les gaspillages.

Le "workshop floor management" a pris une toute autre dimension et transformé le chef d'équipe en coordinateur de l'amélioration permanente, rôle pour lequel son entreprise le prépare en le dopant au management de progrès... Et sur le terrain tournent à nouveau des cercles de qualité.






(1) "Global Compact" représente la synthèse dans le cadre de l'ONU des finalités et méthodes relatives au développement durable, économiquement solidaire, éthique et EFFICACE. Sans rester une déclaration d'intentions, le principe (pour le volet environnemental) est de mettre les consommations, rejets, engagements sociétaux... sous contrôle de l'amélioration permanente, partant du principe qu'il vaut mieux faire partiellement et à son rythme, que d'envisager l'idéal et de ne jamais le mettre en oeuvre. Un projet GC n'est pas audité mais doit faire l'objet d'une communication structurée annuelle.

(2) "lean" :
objectifs : améliorer le service client en réduisant les coûts. Cette expression désigne un concept en 12 principes pour une organisation fluide, des process sans à-coups, une production sans mauvaise surprise.
Quelques règles du lean :
- lisibilité de l'environnement de travail pour comprendre spontanément ce qui se passe,
- visibilité et management à vue pour réagir vite et juste,
- toujours savoir décrire ses process, et ce qu'ils pourraient être à l'idéal, pour rester en veille sur les opportunités,
- intention permanente d'amélioration,
- identifier en permanence les gaspillages pour les éliminer,
- synchroniser les productions pour réduire les stocks, les reprises...
Les démarches et outils de type 5S, Muda, TOC... constituent souvent les premières actions menées pour l'optimisation "lean" du flux.



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